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Lutte à la pauvreté et aux préjugés

3e plan de lutte contre la pauvreté et à l'exclusion sociale

Consultez le mémoire de la Table d'action contre la pauvreté de l'A-T qui propose des solutions très concrètes, notamment: de consentir aux personnes recevant des prestations d’aide sociale, de travailler en fonction de leur capacité, et ce jusqu’à l’atteinte d’un revenu équivalent à la mesure du panier de consommation (MPC) , soit 17 246$ (2013), et ce sans réduire les prestations d’aide sociale. 

Participez à la campagne!

Lire le communiqué de lancement
Voir le modèle de résolution pour les organisations
Consulter la lettre de présentation 

 

 

Qu'est-ce que l'aide de dernier recours ?

En 1969, sous le gouvernement d'Union nationale de Jean-Jacques Bertrand une première loi portant sur l’aide sociale est adoptée, reconnaissant ainsi la responsabilité de l'État à l'égard de la satisfaction des besoins de base de la population du Québec (logement, nourriture, vêtement, besoins personnels et domestiques).  Bien que cet engagement s'avèrait être une avancée dans la reconnaissance des droits humains universels,  déjà on appliquait des discriminations sur la base de l'âge des demandeurs. Comme s'il était impossible pour une personnes de moins de 30 ans d'avoir des difficultés à intégrer le compétitif marché de l'emploi.  L'actuel projet de Loi 70 du gouvernement Couillard entretien et encourage ce préjugé tenace. 

VISITEZ NOTRE PAGE SUR LE PROJET DE LOI 70

Défaire 6 préjugés sur les personnes assistées sociales (un document de l'ADDS Rive-Sud)

Regarder la vidéo de ATD Quart monde...


 En 1969, la prestation était de 217$/mois pour une personne de plus de 30 ans. Si ce montant avait été indexé elle équivalerait à 1300$/mois, soit le minimum pour survivre aujourd'hui! Au regard du budget mensuel minimal d'une personne seule il est clair que le gouvernement porte atteinte aux droits et aux besoins fondamentaux des bénéficiaires de l'aide sociale. Un manque à gagner de 535$/mois! Quelles dépenses couperiez-vous? Loisir. soins personnels, assurances, nourritures, tout y passe!

 

Petites histoires des attaques au programme d'aide sociale...

  • 1973 : Coupure dans les besoins spéciaux : literie, achat et réparation de mobilier, installation et réparation d’un système de chauffage.
  • 1974 : le gouvernement prend la décision de plafonner l’aide sociale à un niveau inférieur à 50% du salaire minimum.
  • 1979 : Instauration de 3 programmes d’aide à l’emploi
  • 1981 : Coupure de l’aide de dernier recours si la personne à une dette envers cette aide
  • 1982 : projet de loi 30 qui met en place des enquêteurs spéciaux
  • 1984 : programme de relance au travail sous l’idéologie du WorkFare
  • 1989 : projet de loi 37 portant sur la sécurité du revenu, amenant un abaissement drastique de l’aide de derniers recours
  • 1995 : Abolition du Régime d’assistance publique du Canada (RAPC)
  • 1997 : Loi 144 (prestations familiales)
  • 1999 : Loi sur le soutien du revenu et favorisant l’emploi et la solidarité sociale
  • 2004 : Augmentation des critères d’admissibilité à l’aide de dernier recours
  • 2005 : Clause Tanguay occasionnant une coupure de 100$ pour les prestataires vivant avec leurs parents
  • À venir : Projet de loi 70

Pour un historique du droit à l'aide social au Québec, consultez le document du Front commun des personnes assistées sociale du Québec: (FCPASQ)

Hypocrisie gouvernementale...

Pendant que le gouvernement Couillard consulte sur les suites à donner à la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, il coupe 50 millions dans les programmes d'aide sociale et propose un loi (le projet de loi 70) qui attise les préjugés et mise sur des mesures punitives pour inciter les gens à travailler, ce qui va à l'encontre des droits et de la dignité humaine. Lire le communiqué du MÉPACQ portant sur l'hypocrisie du gouvernement libéral.

Pour avoir un portrait d'ensemble de lutte à la pauvreté au Québec, pour mieux en comprendre ses causes et identifier les dérives d'un système basé sur le mérite et le rendement. Lire l'outil du MÉPACQ: Pour une véritable stratégie de lutte à la pauvreté.


Il est grand temps que le gouvernement cesse de s'acharner sur les personnes les plus vulnérables de la société. Plusieurs pistes de solutions progressistes se présentent à lui, dont le déploiement notamment du REVENU SOCIAL UNIVERSEL GARANTI qui permettrait, si l'on préserve bien sûr les autres programmes sociaux, d’assurer la dignité de toutes et tous!

Pour pousser la réflexion à ce sujet:
Recherche de l'Iris: Le revenu minimum garanti: trois étude de cas
D
es explications de Ianik Marcil, économiste indépendant

Fichiers attachés