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Élections fédérales 2019

Fonctionnement

Politique canadienne

Tous les quatre ans, la population est appelée aux urnes pour élire un nouveau gouvernement fédéral. La période avant la journée des élections est la campagne électorale. Il s’agit d’une période où de nombreux débats ont lieu. Cette page vise à informer sur le fonctionnement de la politique canadienne et de plusieurs de ses importants enjeux.

Le Canada est une monarchie constitutionnelle. C’est-à-dire que le chef de l’État est le roi ou la reine d’Angleterre, mais que son pouvoir n’est que symbolique. C’est entre les mains du gouvernement que le pouvoir se retrouve. La fédération canadienne est composée de 10 provinces et de 3 territoires. Les compétences sont partagées entre les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral. Par exemple, le gouvernement canadien ne peut donc pas décider de couper dans le réseau de la santé et les services sociaux.

Le Canada étant une démocratie représentative, les électeurs et électrices élisent un député.e .e qui ira les représenter à la Chambre des communes. Le député.e  ou la député.e a alors comme devoir de représenter la population de sa circonscription et d’exercer un pouvoir législatif.

Le parti politique faisant élire le plus de député.es formera alors le gouvernement et son chef ou cheffe deviendra le premier ministre ou la première ministre. Le parti politique faisant élire le deuxième plus grand nombre de député.es formera l’opposition officielle. Le gouvernement est majoritaire quand son parti fait élire une majorité des député.es à la Chambre des communes. Les lois étant votées à la Chambre des communes, un gouvernement majoritaire peut donc gouverner sans trop se soucier des partis d’opposition, car il est sûr d’obtenir la majorité lors des votes.

On parle souvent de gauche et de droite politique. Sur l’image suivante apparaissent les valeurs et les priorités de ces deux axes politiques.

En 2019, il y avait au Canada 16 partis politiques enregistrés. Les candidat.es du même parti partagent des valeurs communes. Pour en connaître plus sur les différents partis politiques canadiens, leurs valeurs et leurs positions, nous vous invitons à consulter les liens suivants : 

 

pourquoi faut-il parler de

Représentativité

Les inégalités vécues par les individus des groupes opprimés (minorités visibles, autochtones, femmes, personnes issues de la diversité sexuelle) sont reflétées dans les instances politiques canadiennes. Les femmes composant près de la moitié de la population ne formaient en 2015 que près du quart des élu.es à la Chambre des communes. Lors des élections de 2019, la plupart des partis ne présentaient pas un nombre de candidats paritaires (voir image à la droite). Même si les partis présentent un nombre de candidats paritaires, les femmes ont moins de chances d’être élues, car elles reçoivent moins de support de la part de leur parti. Pour ce qui est des personnes issues de minorités visibles, elles forment 22% de la population canadienne, mais seulement 15% des parlementaires canadiennes en sont issues. La présence de ces groupes opprimés au sein des instances politiques permet de contribuer leurs expériences à la création des politiques d’État.

Réconciliation avec les peuples autochtones

 Les personnes issues des peuples autochtones sont nombreuses à voir leurs droits bafoués. Plusieurs communautés n’ont pas accès à des services de bases comme l’électricité et l’eau potable. Dans les dernières années, des mouvements comme « Idle no more » ont vu le jour pour dénoncer le pillage des terres autochtones et le non-respect des droits des premières nations. Les femmes autochtones sont trois fois plus à risques d’être victime de violence et huit fois plus à risque être d’assassiner que les autres femmes canadiennes. Ces inégalités résultent du racisme systémique et de politiques colonialistes telle la Loi sur les Indiens et les pensionnats.

Suite à l’Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées, un rapport final a été déposé en 2019. Beaucoup d’encre a coulé suite à l’utilisation du terme génocide pour décrire la situation, mais peu d’actions ont été portées par les différents gouvernements pour répondre aux besoins des femmes autochtones. Si on veut une véritable réconciliation, il faut qu’un gouvernement fédéral mette en place des mesures concrètes de réparations avec les nations autochtones.

Justice sociale, justice climatique

Pour un environnement sain

pollution

Le Canada est l’un des plus grands pollueurs dans le monde. Il est loin d’atteindre ses propres cibles de réductions d’émissions pour 2030. Malgré cela, le gouvernement fédéral continue d’investir dans l’industrie des hydrocarbures. Industrie qui contribue pour près du deux tiers des émissions de gaz à effet de serre. 

Au cours des dernières années, l’Abitibi-Témiscamingue a été confrontée à de nombreux projets industriels qui n’atteignent pas l’acceptabilité sociale et/ou viennent menacer notre environnement. Plusieurs groupes de citoyens se sont formés afin de défendre leur droit à un environnement sain. Nous vous invitons à consulter les liens suivants pour en apprendre plus sur certains projets contre lesquels les citoyen.nes se sont mobilisé.es : Canadian Malartic, Fonderie Horne, Gazoduc, Projet Authier.

Les conséquences de ce type de projets et des changements climatiques impactent en majorité les personnes les plus vulnérables de notre société. Il est impératif que nos gouvernements mettent sur pieds des politiques efficaces pour lutter contre les changements climatiques et s’assurent que les entreprisses respectent nos normes environnementales.

Canada, terre d’Accueil

Avec la montée de l’islamophobie et de l’extrême droite, les discours haineux et les actes discriminatoires envers les membres des minorités visibles se voient légitimés. La montée de l’intolérance est reflétée dans l’augmentation de crimes haineux au Canada. Un exemple est l’attentat terroriste contre la grande mosquée de Québec en janvier 2017. De plus, les travailleurs et travailleuses migrant.es sont privés des protections associées à la citoyenneté et la résidence ce qui les rend vulnérables d’être exploités par leurs patrons. Au cours des dernières années, le nombre de demandes d’asile au Canada a augmenté considérablement. Notre gouvernement doit mettre plus de ressources afin de traiter ces demandes de personnes en situation de persécution ou instabilité extrême.

Inégalités socio-économiques

Avec la montée du néolibéralisme, le gouvernement fédéral a délaissé plusieurs programmes sociaux tels que la construction de nouveaux logements sociaux et l’assurance-emploi. Programmes qui viennent en aide principalement aux Canadiens et Canadiennes les plus démuni.es.

En Abitibi-Témiscamingue, il y a eu une hausse de plus de 40% des prix des logements entre 2005 et 2018. À Rouyn-Noranda, en 2016, plus d’un ménage sur trois payait plus du tiers de leur revenu en loyer et près d’un ménage sur dix payait plus de la moitié de leurs revenus pour leur logement. Ces chiffres démontrent le besoin criant de logements sociaux dans la région.

Aux coupes dans les programmes sociaux s’ajoutent des baisses d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises. Cela résulte en un écart de richesses grandissant entre les riches et les pauvres. Au Canada, près d’une personne sur dix vit sous le seuil de la pauvreté et les deux personnes les plus riches possèdent plus de richesses que les 11 millions canadiens et canadiennes les plus pauvre.es. Une telle situation dans un pays riche comme le Canada est inacceptable.

Fonctionnement

Participation à la démocratie

Aux dernières élections fédérales, près du tiers des électeurs et électrices canadiens se sont abstenus de voter. Certaines personnes ne votent pas en raison de manque de connaissances, par cynisme, car aucun parti politique ne les rejoint ou car ils ne croient pas en la démocratie représentative. Pour ceux et celles intéressé.es à voter, vous pouvez obtenir plus d’information où et comment voter sur le site d’élections Canada

La participation à la vie démocratique ne se termine pas après avoir déposé son vote.  Pour faire entendre notre voix, voter ne suffit pas. Manifester reste quelque chose d’intégral pour dénoncer les inégalités et les problèmes sociaux. Les manifestations étudiantes de 2012 et les récentes mobilisations pour la planète s’inscrivent dans une longue liste des pressions entreprises par les citoyens et citoyennes afin de faire respecter leurs droits et intérêts. 

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